Un budget rectificatif injuste et court-termiste : nous votons contre !

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Le Sénat a adopté hier soir le projet de loi de finances rectificative 2021. Alors que nous dénoncions déjà la logique et les manques du budget 2020, profondément injuste, ce budget rectificatif se situe dans la continuité des politiques gouvernementales menée et aggrave les effets de la crise, sans préparer l’avenir. Nous nous sommes donc fermement opposés à ce texte.

La crise sociale a aggravé les inégalités, laissant les plus modestes et les vulnérables sur le côté. Tous les jours, nous faisons face à de nouvelles alertes concernant la crise climatique : avant-hier le Haut conseil pour le climat et les températures au Canada, hier le Conseil d’État qui enjoint le gouvernement d’agir plus rapidement pour respecter nos engagements de diminution des émissions de gaz à effet de serre. 

Face à cette décision du Conseil d’État et malgré plusieurs interpellations en séance, le gouvernement est resté muet. “Nous demandons au gouvernement d’agir, non pas d’arroser à tout va les secteurs économiques à coups de cadeaux fiscaux mais de cibler pour que la transition écologique et sociale se fasse de façon juste et rapide” a exhorté Sophie Taillé-Polian.

Les solutions existent. Nous avons porté de nombreuses propositions afin d’amorcer la transition vers un modèle plus juste socialement et plus respectueux de l’environnement : 

  • en conditionnant les aides aux entreprises à des efforts de sauvegarde de l’emploi et à une écologisation de leur manière de produire. Nous refusons fermement le dispositif “carry back”, 500 millions d’euros qui viendront abonder directement la trésorerie des entreprises sans aucune contrepartie environnementale ou sociale, ni même une étude d’impact. 
  • en retrouvant une fiscalité plus juste : mise en place d’un ISF vert, taxes sur les transactions financières, taxer les multinationales à hauteur de leurs bénéfices, augmentation de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus…
  • en soutenant massivement les plus vulnérables et les secteurs les plus touchés par la crise : mise en place d’un revenu minimum garanti, ouverture du RSA aux moins de 25 ans, automatisation du versement du RSA, aides aux associations de solidarité, fonds de soutien au secteur culturel, au secteur agricole
  • en investissant massivement dans des secteurs bas carbone : fonds de développement du transport ferroviaire, fonds de développement du vélo. 

Toutes nos propositions ont été rejetées par la droite sénatoriale et le gouvernement. Nous avons voté contre ce PLFR car la justice fiscale et la solidarité sont des conditions nécessaires de la transition écologique et nous restons mobilisé.e.s pour porter ces combats au Sénat. 

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